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Avec Daylily, vous allez fondre de plaisir ! [Concours #TeamPipelettes]

À force d’écrire des billets pour cette jolie marque destinée aux futures et jeunes mamans, vous allez finir par penser que je ne dirais pas non à un petit dernier. C’est là que je dois vous laisser pour réanimer mon cher mari et premier lecteur. Mais non, laissez-moi vous rassurer et je tente de me convaincre que ce ne serait pas raisonnable par la même occasion, c’est juste que j’ai vraiment eu un coup de coeur pour cette marque née de l’amour et de l’amitié. Je vous racontais toute cette jolie histoire dans mon premier billet sur Daylily dans lequel je vous présentais son produit phare, l’huile sensorielle. Je vous parlais un peu plus tard d’un autre produit de la gamme, la crème radieuse, idéale pour protéger le visage de la femme enceinte pendant l’été et éviter ainsi le masque de grossesse.

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Comme toute nouvelle marque qui se lance, s’implante dans le paysage et qui marche bien, Daylily innove et travaille pour l’avenir. 2016 sera l’année de la nouveauté, avec prochainement un soin inédit à ajouter à la gamme. Déjà bien implanté en Ile-de-France, où plusieurs pharmacies distribuent déjà la gamme Belle Enceinte, Daylily va tenter maintenant de conquérir les futures mamans de la France entière. Chères lectrices, du Nord au Sud et d’Ouest en Est, surveillez bien les rayons de votre pharmacie habituelle, il se peut que très bientôt vous y découvriez ces soins magnifiques. Et pour ne pas laisser en reste les futures mamans vivant plus loin, Daylily souhaite également s’essayer à l’export.

Le produit que je vais vous présenter aujourd’hui est bien évidemment destiné à la future maman. Il s’agit du Lait Fondant dans la gamme Belle Enceinte. Encore un soin sur mesure pour les ventres ronds, un vrai rituel pour éviter les vergetures, avec l’assurance à chaque application d’une peau nourrie et hydratée en profondeur. À utiliser en complément de l’huile sensorielle ou seul, car les futures mamans pressées n’ont pas toujours de temps dans la salle de bain le matin tant que le congé maternle-lait-fondantité n’est pas commencé. À la fois lait corps et crème vergetures, ce soin s’applique sur tout le corps, en massage circulaire de bas en haut. Enfiler ses vêtements juste après est possible grâce à une texture qui pénètre rapidement. Composé de cinq huiles naturelles (rosier muscat, amande douce, olive, avocat et macadamia), auxquelles s’ajoute l’actif anti-vergeture phare, la Dermochlorella, le Lait Fondant nourrit intensément la peau et aide à lutter contre les vergetures. Plus de 99 % des ingrédients sont d’origine naturelle. L’odorat sensible des futures mamans n’aura rien à redire à la fragrance douce et féminine du Lait Fondant, illuminée par un accord végétal en tête, qui apporte une fraîcheur subtile. Elle est délicatement suivie par un ensemble floral de rose et de pivoine sur un fond ambré et musqué. Avec le Lait Fondant Daylily, la peau est belle, souple et nourrie. Le flacon pompe de 200 ml est vendu sur le site de la marque et dans certaines pharmacies-parapharmacies au prix de 23,90 €.

Le concours Daylily de la #TeamPipelettes

Je suis ravie que Daylily fasse partie de l’aventure des concours de Noël avec l’équipe des Pipelettes. Des produits fondants et agréables créés et présentés par deux personnes fondantes et adorables également, Diane et Audrey avec qui j’ai la chance d’échanger régulièrement (Chéri, je ne suis pas enceinte, je te le répète). Quand j’ai évoqué l’idée des concours de Noël, elles ont tout de suite accepté de faire partie de l’aventure. C’est donc avec une grande joie que je vous annonce que Daylily vous propose aujourd’hui de gagner un flacon de Lait Fondant. Des blogs tenus par des mamans et lus par des mamans et peut être même des papas, je suis certaine que vous êtes nombreux à attendre un heureux évènement ou qu’une future maman fait partie de votre entourage. Venez tenter votre chance, c’est très simple, il vous suffit de remplir le questionnaire ci-dessous, de laisser un petit mot gentil sous ce billet et d’attendre que le sort décide. Bonne chance à tous !

Concours ouvert du 22 novembre 2015 9h au 29 novembre 2015 9h.
Ce jeu gratuit est ouvert à toute personne physique disposant d’un accès à internet ainsi que d’une adresse électronique valide, et résidant en France.
La participation au concours s’effectue en remplissant le formulaire de concours ci-dessus.
Il n’est autorisé qu’une seule participation par personne (même nom, même prénom, même adresse électronique) pendant toute la période du jeu.
Les « like » de pages Facebook doivent être effectués en mode public. Je vérifierai chaque participation avant de les valider.
Le gagnant sera tiré au sort par Random et annoncé le 12 décembre
Le gagnant me communiquera ses coordonnées que je ferai suivre à Daylily pour l’envoi du lot.

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Mes sages-femmes

Aujourd’hui, c’est la Journée Mondiale de la Sage-Femme alors c’est tout naturellement que j’ai eu envie de vous parler des trois que j’ai rencontrées et qui ont rendu mes trois accouchements si particuliers. Trois accouchements tous très différents les uns des autres, trois moments intenses en émotions, les plus tristes comme les plus heureuses, à chaque fois accompagnés de sages-femmes parfaites.

Géraldine – Naissance d’Ilian, le 14 juin 2007

Je me dis souvent que si l’accouchement de notre Ange Ilian est gravé dans nos mémoires, il l’est certainement aussi dans celle de Géraldine, la bienveillante, la pudique, la douce sage-femme qui m’a aidé à mettre au monde mon bébé dont le cœur avait cessé de battre trois jours plus tôt. Elle est restée à nos côtés pendant toute la journée, depuis la pose de la péridurale et du produit pour déclencher les contractions au moment où on nous a présenté notre petit garçon habillé dans son petit pyjama. J’ai rarement ressenti un telle empathie de la part de quelqu’un qui ne me connaissait pas. Il y avait dans son regard toute la confiance dont j’avais besoin pour arriver à me séparer physiquement de mon bébé que je ne voulais pour rien au monde laisser partir. Elle m’a donné la force de pousser, m’a expliqué comment faire car j’avais tout oublié, le chagrin et la douleur ayant balayé la préparation. Je sens encore l’odeur de son parfum, j’entends encore le son de sa voix et je la remercie très souvent d’avoir su m’épauler dans ce moment difficile. Dans le silence de cette salle d’accouchement, il pleuvait dehors, à 19h39 notre premier fils est né, sans un bruit, sans un cri. Difficile pour nous, les parents d’Ilian qui vivions les heures les plus noires de notre vie mais je me dis bien souvent que ça n’a pas été une belle journée professionnellement parlant pour elle non plus. Je ne pense pas qu’elle avait choisi ce métier pour mettre au monde des bébés décédés et je m’en suis longtemps voulu de lui avoir imposé cet accouchement. Maintenant, ces pensées sont loin, je garde le souvenir de son passage bref mais inoubliable dans nos vies et je suis sure qu’il y a dans un petit coin de sa tête le souvenir de mon Ilian.

Anouk, naissance d’Adil, le 2 septembre 2009

Nouvelle grossesse, le bébé que nous attendions tant, celui qui allait nous réconcilier avec la vie. Bébé annoncé pour le 16 septembre, on a essayé de faire durer la grossesse jusqu’au plus loin qu’il était possible de tenir moralement. Rongés par l’angoisse, nous avons décidé en commun avec le médecin de déclencher l’accouchement à 38 SA, un peu plus tard que le terme où nous avions perdu Ilian. Nous gardons cette information pour nous et arrivons tranquillement à la maternité le mardi 1er septembre pour le déclenchement. Nous rencontrons Marie-Jo (que nous reverrons quelques années plus tard…) qui sera notre sage-femme pour la journée. Il est 9h quand on me pose le produit de déclenchement et on nous installe dans une chambre de pré-travail. Marie-Jo est géniale, elle connait notre histoire et nous rassure du mieux qu’elle peut sur la journée à venir. Le travail prends son temps pour se mettre en route, les heures passent, on me propose à manger le midi car ça ne sera pas pour tout de suite. Vers 14h, me voyant me tortiller sur le ballon de naissance, elle me propose la pose de monitoring pour contrôler. Contractions rapprochées mais peu efficaces, j’aurai droit à un petit shoot de calmants dont je garde un souvenir mémorable. Mais la drogue c’est mal je vous rappelle ! Il est 21h, Marie-Jo s’en va et passe le relais à Anouk, qui m’aidera sans doute à accoucher, quoi que ça n’avance pas beaucoup. Tellement pas qu’on dit au Papa qu’il peut rentrer car ça sera certainement pour demain matin. Il est 22h30 quand Larbi rentre à la maison. Je m’endors vers 23h et du bruit dans la chambre me réveille vers minuit, quand une femme et son mari arrivent, son travail a commencé. Je me dis que je sens quelques contractions fortes, et elles me semblent rapprochées. À moitié dans le coaltar je me décide de les chronométrer. Je regarde mon téléphone à la suivante, il est 00h30. Je me rendors. Une contraction me réveille, je regarde le téléphone, il est 00h31. Ah oui, bien rapprochées donc ! J’appelle l’infirmière, je lui dis qu’elles sont espacées d’une minute mais supportables (vu que je dors). Elle me dit qu’on va poser un monitoring pour vérifier tout ça puis regarder le col. Je demande à aller aux toilettes avant. Et là tout s’enchaîne, perte du bouchon muqueux, frayeur, j’appelle depuis les WC, Anouk arrive et me dit que ce n’est rien de grave, puis m’ausculte. Col ouvert à 7, hop direction la salle d’accouchement. Je peux dire à Monsieur de revenir. Dans la maternité j’entends une femme qui accouche en hurlant, un cri animal, pas du tout rassurant et limite dérangeant. Anouk me rassure en me disant que certaines femmes ont besoin de crier. J’aime cette petite personne, dynamique et sympathique qui nous met très vite en confiance. La péridurale posée, nous pouvons discuter et imaginer cette naissance. On dort aussi un peu. Puis la descente du bébé commence, je n’ai pas beaucoup appuyé sur le bouton de la péridurale, je sens tout, j’ai un peu peur, je demande à Larbi d’aller la chercher. C’est presque l’heure, on s’installe, il est 4h15. Nous sommes 4 dans cette grande salle, la lumière est très légère, l’autre femme a terminé de brailler, c’est un instant plein de tendresse et de calme que nous partageons. Deux belles poussées plus tard, Adil arrive il est 4h24, notre bébé espoir est né. Nous faisons une long moment en peau à peau après les derniers soins. Je parle à Adil, je lui dis à quel point nous sommes heureux qu’il soit là, combien nous l’aimons déjà et quelle chance il a d’avoir un grand frère comme Ilian qui veille sur lui. Anouk nous félicite, elle nous dit que nous sommes très courageux, que nous avons géré comme des chefs et que ces mots que j’ai dit à Adil sont les plus belles paroles qu’elle ait entendu en salle de naissance. Elle me parle de mon Ange et d’Adil. Il ne m’en faut pas plus pour la classer dans les personnes inoubliables que j’ai rencontrées. Merci Anouk d’avoir rendu ce moment si doux…

Marie-Jo, naissance d’Amel et Isaq le 11 octobre 2013

Revoilà Marie-Jo ! Je la reconnais tout de suite. Elle a un peu plus de mal à nous reconnaître, surtout qu’elle était partie avant la naissance d’Adil. On nous a déjà expliqué comment se passait un accouchement de jumeaux, nous sommes rodés. Isaq, en transverse jusqu’à il y a quelques jours s’est finalement mis tête en bas, ça devrait aller assez vite. Cette fois-ci, il est 10h et nous ne serons pas en petit comité. Au temps fort de l’accouchement j’ai compté jusqu’à 9 personnes du staff médical (je racontais mon accouchement ici). Marie-Jo est pleine d’entrain, elle forme une étudiante en même temps, lui explique tout de façon très pédagogue, elle est rassurante et très professionnelle. Et elle a un petit accent que je soupçonne venir de Haute-Vienne. J’ai oublié de lui demander d’où elle venait., je voulais déjà le faire pendant l’accouchement pour Adil. Il y a un autre accouchement de jumeaux à côté, un garçon et une fille également. Elle plaisante en nous disant qu’on a un peu d’avance mais que ça peut aller vite de l’autre côté aussi. Elle nous explique qu’elle va s’occuper de mettre au monde le premier bébé et que le deuxième sera mis au monde par l’interne. Amel nait à 13h25 et Marie-Jo se place ensuite à ma gauche et elle manipule mon ventre pour mettre Isaq dans l’axe de sortie. Isaq nait à 13h29. C’est terminé ! Enfin, pas pour tout le monde, Marie-Jo, l’infirmière et moi avons encore un peu de travail. J’ai l’impression qu’il y a des bébés partout, sur moi, dans les bras de Larbi. On reste à 6 dans la salle d’accouchement, 4 adultes et 2 enfants. Elle nous dit que nous avons très bien travaillé, que c’est allé super vite. Et nous avons gagné, nos jumeaux sont nés les premiers. Elle s’en va d’ailleurs car la naissance des autres bébés est proche. Ce jour là, elle aura aidé à mettre au monde 12 bébés ! Grosse journée à la maternité, menée de main de maître par cette super sage-femme. Merci Marie-Jo d’avoir rendu cette journée si spéciale, ce moment extraordinaire et formidable.

Parmi les sages-femmes que j’ai rencontré et qui m’ont aidée, il y a aussi Elodie, avec qui nous avons fait la préparation à l’accouchement pour Adil, Amel et Isaq et les rééducations. C’est bien simple, je l’ai adorée ! Pour la grossesse d’Adil nous cherchions surtout un moyen d’évacuer nos angoisses elle a su répondre à notre attente. Pour la grossesse des jumeaux, nous étions dans un contexte inconnu et un peu fou et là encore elle a été de très bon conseil.

Bravo à toutes ces femmes (et les quelques hommes) qui font ce métier. Ils ont nos vies et celles de nos enfants entre leurs mains et encore bien peu de reconnaissance. Et merci !

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Bonjour, je viens pour accoucher…

C’est la phrase que j’ai prononcée avec un large sourire à l’accueil de la maternité, le vendredi 11 octobre dernier. Il y a 3 mois…

Le médecin, que j’avais vu 10 jours avant avait proposé cette date pour le déclenchement, si les jumeaux ne se décidaient pas à arriver par leurs propres moyens avant.

Pendant ces 10 jours, j’ai repris une activité normale. Du moins, normale pour une personne avec quasiment 6 kg de bébé dans le ventre. Je pouvais à nouveau porter mon fils, marcher ou prendre le bus, faire les courses et monter les escaliers. Tout ce qu’on m’avait déconseillé de faire pendant le mois précédent, après la petite alerte des 33 SA.
Mais malgré tout cela, les bébés, bien au chaud, nourris et cajolés, avaient choisi de ne sortir que quand on les mettrait dehors par la force de l’ocytocine sous perfusion.

J’en étais donc rendue à 37+5 SA, autant dire à terme pour des jumeaux. 17 kg en plus au compteur, tous pris dans le ventre (et les hanches et les fesses mais ça c’est une autre histoire). Une fatigue assez prononcée, causée par les insomnies des 8 derniers mois. Celles du début, que j’appellerais «d’excitation», celles du milieu qu’on pourrait qualifier «d’angoisse» et celle de la fin que toutes mamans à terme désigneront comme «d’inconfort». J’aurais adoré connaitre l’excitation d’un début du travail à la maison, les quelques minutes d’hésitation où on se dit «Est ce que c’est le moment d’y aller, vraiment ??». Tous mes accouchements ont été déclenchés, je ne connaitrais pas cette étape là de la naissance. Il me reste ce minuscule regret…

La veille, j’avais prévenu mon papa, le seul dans la confidence, pour qu’il aille chercher Adil à l’école, en fin de matinée. Nous avions prévu qu’ils déjeunent ensemble puis qu’ils viennent à la maternité dans l’après midi, puisqu’on nous avait dit que ce serait rapide.

Et ce jour là, le vendredi 11 octobre 2013, je n’avais qu’une envie : qu’on me déclenche. Et c’est ce qu’ils ont fait, très rapidement…

Arrivée à la maternité : 9h15
Installation en salle de naissance : 10h
Pose de la péridurale : 11h30
Pose de la perfusion d’ocytocine : 11h45
Dilatation complète : 12h30
Poussée(s) et naissance(s) : 13h25 et 13h29

Tout s’est merveilleusement bien passé. A notre arrivée en salle de naissance, la super Sage Femme qui s’occupait de nous, Marie Jo, nous prévient qu’une équipe de tournage de l’émission «Les Maternelles» est dans la maternité et nous demande si nous voulons bien être filmés pendant l’accouchement. Nous refusons. C’est un moment très intime pour nous et moi j’ai peur qu’ils nous portent la poisse. Marie Jo nous explique ensuite comment va se dérouler la suite de la journée. On me pose le monitoring, on prend mes constantes. Le monitoring n’arrête pas de biper, J2 (bébé garçon, à gauche) bouge beaucoup, on n’arrive pas à capter son rythme comme il faut. Sa sœur est bien calme, toute prête à sortir la première. Ça a l’air de ne pas leur plaire qu’il bouge tant que ça alors on appelle un médecin pour faire une échographie, qui permettra de bien le situer et de voir comment se passera sa naissance à lui, une fois sa sœur sortie. Et en effet il bouge beaucoup mais du coup il est idéalement placé pour la sortie. Position céphalique pour les 2 bébés, leurs têtes se touchent. Je pense qu’ils mettent au point leur plan d’évasion. Une fois les capteurs bien placés, on réussit à prendre 20 mn de rythme cardiaque. Niveau contraction, c’est toujours le calme plat. Le col est ouvert à 3. On va pouvoir passer à la pose de la péridurale.

Je ne me souvenais pas que ça faisait aussi mal, cette sensation de lourdeur et de décharges électriques dans le dos, je les avais oubliées. Et je trouve que ça a duré longtemps. Mais le système n’a pas changé depuis la dernière fois. C’est la patiente qui gère sa péridurale. Il faut appuyer sur un bouton qui envoie une dose, qui prend environ 5-10 minutes pour faire effet. Une fois la péridurale posée, on va pouvoir passer à la perfusion d’ocytocine.

On nous explique que l’ocytocine peut agir en 10 minutes ou bien que ça peut prendre plus d’une heure avant que les premières contractions ne débutent. Ce qui est sûr, c’est que ces contractions provoquées sont fortes et vite douloureuses.  C’est pour ça qu’on m’a posé la péridurale avant, pour éviter d’avoir à le faire avec des fortes contractions. Je me souviens à cet instant m’être dit que j’avais faim mais que je n’étais pas prête de manger… Marie Jo décide de percer la première poche des eaux. Le liquide amniotique est clair, tout va bien. Et là, sur le monitoring, on voit que les contractions commencent à arriver. Je ne les sens pas, je n’ai pas mal, je suis bien. On discute, on rigole, on se demande comment ils seront… L’auxiliaire de puériculture vient nous demander les prénoms que nous avons choisis. Pour préparer les petits bracelets. On nous dit qu’un autre couple est dans la salle d’à côté, pour des jumeaux, un garçon et une fille également. On nous laisse seuls, je m’assoupis un peu. Et je me réveille, je commence à sentir quelque chose. J’appuie (plusieurs fois) sur le bouton de la péridurale. J’ai fait la même erreur que pour Adil, je ne sentais pas les contractions, je n’avais pas mal, j’étais bien et j’ai oublié d’appuyer sur le bouton de la péridurale. Je reconnais cette sensation. C’est le bébé qui descend. Je me retiens de pousser, mais j’en ai très envie. Une interne arrive à ce moment là, elle nous demande si ça va et on lui que j’ai envie de pousser. Et c’est là que tout s’emballe. Marie Jo vérifier mon col, qui est à dilatation complète. Tout est allé très vite. Mais le bébé n’est pas encore assez bas. Sauf que l’interne a prévenu toute l’équipe… Fausse alerte. Tout le monde repart. Il faut savoir qu’un accouchement de jumeaux n’est pas très confidentiel. Il y a une grande équipe présente dans la salle de naissance. Nous étions 11 dans la salle. La sage femme et une étudiante, l’interne, l’externe, une infirmière, un anesthésiste, un pédiatre, une auxiliaire de puériculture, tout ce petit monde chapeauté par le médecin chef de la maternité. Et nous… Marie Jo reste avec nous, ainsi que l’anesthésiste qui me remet une dose plus forte car je sens toujours la descente du bébé et ce n’est pas super agréable. Trente minutes après, c’est l’heure. La petite fille est assez descendue. On voit sa tête. Ça va être l’heure de pousser. Je n’ai pas peur, je suis bien. Sauf que la grosse dose de péridurale m’empêche de sentir quoi que ce soit. Je pousse, mais j’ai l’impression de ne pas être efficace. Les 2 premières poussées sont moyennement réussies. On m’encourage. Je ne vois pas les 20 yeux braqués sur moi, je regarde droit devant et j’entends juste mon mari qui me dit «Allez c’est super ce que tu fais». Et là après 2 autres poussées, on me dit «Stop !!», c’est bon, la tête est sortie. «Oh elle a des cheveux». «J1 c’est la fille c’est ça ?» «C’est ton premier accouchement de jumeaux ?». Mon public est assez bavard… Il faut encore pousser une fois pour dégager les épaules. J’y arrive. Et là, Marie Jo me propose d’aller chercher moi même ma fille. Je la prends, je la vois, je la trouve belle et dodue. Et j’éclate de rire. Elle est si belle. Elle se met à crier. On me la pose sur le ventre, on l’essuie. On me dit bravo. Je rigole toujours tellement je la trouve marrante. On demande à mon mari s’il veut couper le cordon. Ce qu’il fait. Amel est née, il est 13h25, ce vendredi 11 octobre 2013…

Elle est posée sur ma poitrine, elle a arrêté de crier. Elle me regarde, elle est belle et le prénom que nous lui avons choisi lui va parfaitement bien. On est gaga, on ne pense même pas à prendre de photo. Ce moment dure 2 minutes. Je n’ai pas vu que pendant ce temps, l’interne s’est mise en place, Marie Jo est montée sur un marche pied à ma gauche. Tout le monde recule car on va percer la seconde poche des eaux. On me dit qu’il va être temps de pousser pour faire sortir le petit garçon. On propose à l’étudiante de prendre Amel en attendant. Je trouve qu’elle s’y prend d’une drôle de manière. Je crois qu’elle n’a jamais tenu un bébé si jeune dans ses bras. Elle a l’air impressionnée. Mes mains suivent Amel de près, celles de mon mari aussi. L’infirmière lui demande sèchement si elle sait comment porter un bébé. Il y a un léger flottement de 5 secondes, puis la pédiatre prend Amel dans ses bras et la garde au chaud. Revenons à l’accouchement. Je vois que Marie Jo est montée tout en haut de son marche pied. Elle touche mon ventre, elle met le bébé dans l’axe de la sortie. L’interne me demande de pousser. Je suis un peu fatiguée mais j’y arrive. En deux poussées, mon petit garçon est là. On me propose d’aller le chercher aussi, de le mettre au monde. Il est tout petit, comparé à sa sœur. Il pleure aussi tout de suite, assez fort. Il gigote. On le pose sur mon ventre, on l’essuie et nos regards se croisent. Il est beau. Il ressemble à son frère Adil. On propose à mon mari de couper le deuxième cordon. Je crois qu’il a fait une blague à ce sujet mais je ne me souviens plus ce qu’il a dit. Il est 13h29, Isaq est né, ce vendredi 11 octobre 2013…

Tout le monde quitte la salle, après m’avoir félicitée. Ils ont encore du travail, les jumeaux d’à côté vont bientôt naitre. Il n’y a que l’interne, la sage femme et l’infirmière qui restent avec nous. Tout de suite après on me repose Amel sur moi. J’ai mes deux bébés collés contre moi. Ils sont tout chauds, ils sont beaux. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés comme ça en peau à peau. Je les aime. On a réussi à aller au bout. Je pense à mon petit Ange au Ciel, je le remercie pour tout ce qu’il fait pour nous.

Les bébés sont ensuite emmenés pour les soins avec Papa qui veille. Pendant ce temps, il faut que j’expulse le placenta. L’interne me demande de pousser. Je n’y arrive pas, je suis un peu fatiguée ou je n’ai plus envie. J’essaye de pousser un peu, ça doit suffire car le placenta est dehors, intact. Par curiosité, je demande à le voir. C’est fou, on voit encore les deux poches où étaient logés les bébés, les membranes sont fines, transparentes, mais encore intactes. Je vois les cordons, qui sont différents. Celui d’Amel est beaucoup plus large que celui d’Isaq. Ce qui explique la différence de poids entre les deux.

Ils reviennent ensuite près de nous. Isaq est déjà habillé, il est petit, il ne faut pas qu’il se refroidisse. Amel est habillée par l’auxiliaire de puériculture, ce sera donc Isaq qui aura la tétée le premier. On essaye de le mettre au sein qu’il trouve tout de suite et sa minuscule bouche tète très bien. Il a l’air si fragile, dans les habits trop grands que nous avons apportés. Amel est ensuite dans les bras de son Papa, elle est toute belle dans son beau pyjama. A son tour de téter maintenant. Comme son frère, elle trouve le sein rapidement et tète très bien.

Il est temps d’appeler Adil maintenant. Nous lui avions promis qu’il serait le premier à connaitre les prénoms de son frère et de sa sœur. Il est tout ému au téléphone. Il comprend ce qui arrive et est très content. On lui dit qu’il va pouvoir venir très vite nous voir. On profite de nos bébés, seuls en salle de naissance. On commence notre apprentissage de parents de jumeaux. J’essaye de récupérer Isaq pour donner Amel à son Papa. On tâtonne, attend, je prends les deux et après tu prends Isaq. Euh tu veux pas faire le contraire plutôt ? Oh bah non, je ne peux pas bouger mes jambes, attend j’aimerais bien me redresser. Ouah t’es trop beau avec les deux dans les bras, attend je prends une photo. T’as pris des photos au fait ? On éclate de rire, il n’a fait que 7 photos, lui qui d’habitude en fait des tonnes…

C’était il y a 3 mois, le 11 octobre 2013…

NAISSANCE AMEL ET ISAQ

 

 

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Ils sont là !

Joie et bonheur dans notre maison depuis l’arrivée de nos petits jumeaux espoirs !

Amel (à droite) et Isaq (à gauche) sont nés vendredi 11 octobre dernier.twins

Le rôle du grand frère est tenu de main de maître par Mr Adil.

Et comme un miracle n’arrive jamais seul, une belle surprise nous attendait dans la boite aux lettres au retour de la maternité. Dimanche 6 octobre, c’était la Fête des Anges. Les parents endeuillés organisent un lâcher de ballons en hommage aux bébés partis trop tôt.
La petite carte que nous avions attachée aux ballons pour notre Ange nous a gentiment été renvoyée par une charmante famille du Loiret.
Les ballons ont parcouru 157 km.

Quel beau signe de notre Ange !

anges

 

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Ready ? Oui :-)

Le mois d’octobre approche… Et avec lui, la naissance des bébés… Encore quelques semaines de patience…

Nous avons eu une petite alerte il y a deux semaines qui s’est soldée par une hospitalisation de 5 jours… Le travail avait commencé mais c’était un peu trop tôt donc prise en charge des contractions et médicament pour rendre les poumons des bébés plus matures… Et maintenant c’est repos à la maison. J’en suis à 35 SA, il faudrait tenir jusqu’à 38 SA.

Du coup nous avons décidé d’accélérer les préparatifs qui n’étaient pas très avancés. Les valises sont prêtes ! Et de mon côté j’ai terminé les couvertures. Je pense qu’ils n’auront pas froid, la doublure polaire les rend très douillettes et bien chaudes ! Je dois encore faire une couture sur les bords pour que ce soit plus joli. Et pour ne pas faire de jaloux, j’ai entamé une écharpe pour mon grand garçon !

couvertures